Participants 2025
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Alexandre Fernandez
Alexandre Fernandez (Université Bordeaux-Montaigne), spécialiste d’histoire économique, en particulier de l’énergie (électricité et gaz), ses recherches portent sur les différentes voies d’industrialisation, en particulier dans l’Europe méridionale. Parmi ses dernières publications : Du fer et des fueros. Contribution à l’histoire de l’industrialisation d’une région du sud-ouest de l’Europe: la Biscaye et le Guipuzcoa, XVIIIe-XXIe siècles (Pessac, Maison des Sciences de l’Homme d’Aquitain, ) ; L’Espagne entre deux siècles, Presses Universitaires de Bordeaux, 2025.
Anael Marrec
Anael Marrec (Université de Nantes) étudie l’histoire environnementale de l’énergie à l’époque contemporaine, en particulier les innovations techniques, leurs impacts écosystémiques et la manière dont s’en saisissent les populations concernées (riverains, travailleurs, mouvements écologistes. Elle vient de co-rédiger Les Natures de la République. Une histoire environnementale de la France républicaine (1870-1945) (La Découverte, 2025) et de co-éditer le dossier « Mémoire et énergie » pour la revue Socio-anthropologie.
Arundhati Virmani
Arundhati Virmani (EHESS) est une historienne de l’Inde coloniale et contemporaine. Ses publications incluent Atlas Historique de l’Inde (Paris, Autrement, 2012), Les Indiens. Voix multiples (Paris, Ateliers Henry Dougier, 2015 ; Prix littéraire «Asie » 2016 de l’Association des écrivains de langue française); ´Économistes et Historiens. Un dialogue de sourds?, Paris,
Odile Jacob, 2025 (dir. avec Alain Trannoy).
Benoît Gavelle
Benoît Gavelle, ingénieur en agriculture diplômé de l’Institut Polytechnique UniLasalle, est un éleveur laitier en Normandie. Il est président de la section laitière de la FDSEA de l’Eure et secrétaire général adjoint de la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL).
Caroline Granier
Caroline Granier (Laboratoire ECHELLES, Université Paris-Cité), a étudié l’histoire de la perception du temps et les enjeux techniques des circulations à l’échelle européenne, abordés par le prisme de l’histoire de la matérialité et des objets. Elle a publié : ‘Être à l’heure : coordonner les mobilités en France au XVIIIe siècle (Paris, Presses des Mines, 2025).
Catherine Verna
Catherine Verna (Université Paris 8 Vincennes Saint Denis) a abordé l’histoire du travail au Moyen Age à partir d’une réflexion sur les techniques, l’innovation et les savoirs tacites dans le domaine de l’industrie médiévale. Elle a récemment publié L’industrie au village. Essai de micro-histoire (Catalogne, Vallespir, XIVe et XVe siècles) (Paris, Les Belles Lettres, 2017).
Charles-François Mathis
Charles-François Mathis (Université Paris 1 – Panthéon-Sorbonne), a présidé le Réseau Universitaire de Chercheurs en Histoire Environnementale. Membre du comité éditorial de la revue Environment and History et directeur de la collection « L’Environnement a une histoire » (Champ Vallon), il a publié La Civilisation du Charbon (Vendémiaire, 2021), co-écrit Les Natures de la république. Histoire environnementale de la France républicaine (La Découverte, 2025), et co-dirigé avec Steve Hagimont La Terre perdue (Tallandier, 2025).
Chloé Deligne
Chloé Deligne (Fonds de la Recherche Scientifique/FNRS/ Université libre de Bruxelles) développe des recherches sur les relations entre les sociétés, leur environnement et leur territoire, afin de donner de l’épaisseur historique aux questions socio-écologiques. Elle s’est ainsi intéressée à l’histoire de la pollution, l’histoire des forêts, l’histoire des terres agricoles en ville et, surtout à tout ce qui concerne l’histoire de l’eau (rivières, eau potable, bains publics et piscines). Sur ce thème, elle a publié Bruxelles et sa rivière. Genèse d’un territoire urbain (12e-18e siècle) (Brepols, 2003).
Christian Huyghe
Christian Huyghe (INRAE), ingénieur agro, diplômé en génétique et amélioration des plantes, a été en charge de la programmation scientifique, du partenariat au service de l’innovation dans le champ agricole à la direction scientifique « Agriculture » de l’IN RAE (2011-2024). Il a présidé pendant 11 ans le COST de l’Acta-Réseau des Instituts Techniques Agricoles, et de l’appui aux politiques publiques. Très impliqué dans le champ des variétés, au CTPS et au GEVES, et dans le champ des pesticides et de la protection des cultures (projets européens, plan national Betterave, programme Parsada d’anticipation du retrait des substances actives), il préside le Comité Scientifique d’UniLaSalle.
Christine Dupont
Christine Dupont (Maison de l’histoire européenne, Bruxelles), historienne et conservatrice à la Maison de l’histoire européenne, y a dirigé le projet et l’exposition Jeter. Histoire d’une crise contemporaine (2023-2024) et fait partie du groupe de travail sur la durabilité du musée. Conservatrice du Musée des industries et du travail – La Fonderie (Bruxelles) jusqu’en 2010, elle est collaboratrice scientifique à l’Université libre de Bruxelles (Centre de Recherche Mondes Modernes et Contemporains).
Corine Maitte
Corine Maitte (Université Gustave Eiffel) est spécialiste de l’histoire du travail, des migrations, des corporations et des savoir-faire, spécialement en Italie (XVIe-XIXe siècles), et de l’histoire des industries lainières (Toscane, Piémont) et verrières (Italie, France, Pays-Bas). Dernier ouvrage : avec Didier Terrier, Les rythmes du labeur. Enquête sur le temps de travail en Europe occidentale, XIVe-XIXe siècle, La Dispute, 2020.
David Celetti
David Celetti (Université de Padoue) est un spécialiste d’histoire économique et sociale de l’époque moderne et contemporaine, en particulier des processus d’industrialisation et de développement régional. Il a publié de nombreux travaux sur les relations commerciales internationales en Méditerranée et en Eurasie, y compris en Chine. Il s’intéresse en particulier à l’organisation territoriale des activités industrielles, ce que les économistes italiens ont appelé les « districts industriels ».
Dominique Danthieux
Dominique Danthieux (Mémoire Ouvrière en Limousin ; CRIHAM-Université de Limoges), spécialiste d’histoire sociale et politique ; ses travaux concernent plus particulièrement l’histoire du Limousin. Il a publié Département rouge. République, socialisme et communisme en Haute-Vienne. 1895-1940 (Presses Universitaires de Limoges, 2005).
Florent Le Bot
Florent Le Bot (Université Évry Paris-Saclay) mène des recherches en histoire économique et sociale centrées sur les petites et moyennes entreprises et les industries de biens de consommation durables, attentives à leur ancrage territorial. Parmi ses publications : Les chemins de l’industrialisation en Espagne et en France. Les PME et le développement des territoires (XVIIIe-XXIe siècles), codirigé avec C. Perrin (Bruxelles, Peter Lang, 2011) ; Histoire économique de Vichy. L’État, les hommes, les entreprises, coécrit avec F. Grenard et C. Perrin (Paris, Perrin, 2017). En préparation : Bata et la fabrique de l’Homme nouveau. Histoire connectée du capitalisme industriel et de ses imaginaires (fin XIXe siècle – début XXIe siècle).
Francesca Sanna
Francesca Sanna (Université de Toulouse 2 Jean Jaurès ; FRAMESPA). spécialiste d’histoire sociale et économique, elle étudie notamment les processus d’industrialisation et les mondes du travail dans l’espace méditerranéen. Elle a récemment participé à l’ouvrage dirigé par Clément Fabre, Les mondialisations. Des années 1980 au milieu des années 1930 (Atlande, 2023.
Françoise Thébaud
Françoise Thébaud (Avignon Université) est spécialiste d’histoire des femmes et du genre. Elle a récemment écrit La condition des femmes de 1789 à nos jours (La Documentation photographique, CNRS éditions, 2022, avec Yannick Ripa) et codirigé Les Féminismes. Une histoire mondiale, 19e-20 e siècles (Textuel, 2024, avec Y. Ripa).
François Hollande
François Hollande, ancien maire de Tulle, ancien Président de la République (2012-2017), est à nouveau député de la Corrèze depuis 2024.
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Guy Baudelle
Guy Baudelle, professeur émérite d’aménagement de l’espace-Urbanisme à l’Université de Rennes 2, ancienne Chaire européenne Jean Monnet, membre du laboratoire CNRS ESO. Normalien et agrégé de géographie, il consacre ses travaux aux politiques de développement territorial dans l’Union européenne et en France. Il a dirigé plusieurs programmes scientifiques nationaux et internationaux. Il a récemment publié, avec Benoît Montabone (dir.), La réussite industrielle des petites villes. Vitré (Ille-et-Vilaine), le territoire sans modèle, Paris, Autrement, 2023 ; avec E. Boulineau (dir.), L’Europe en ses découpages, Londres, ISTE-WILEY, 2024.
Hélène Guétat-Bernard
Hélène Guétat-Bernard, professeure de sociologie à l’ENSFEA et membre du LISST-équipe Dynamiques rurales, travaille sur les dynamiques de genre dans les contextes de ruralités et d’agriculture au Nord (France) et au Sud (Inde, Brésil, Cameroun, Sénégal). Selon une approche et des méthodologies féministes, elle analyse les initiatives des femmes autour de l’agroécologie, la circulation de leurs savoirs sur les plantes comestibles, les résistances qu’elles initient et les formes de reconnaissance au sein de différents collectifs. Elle encadre actuellement quatre thèses sur les questions de femmes, genre et agriculture dont la thèse de Manon Caudron-Fournier directement sur le thème de la rencontre. Parmi ses nombreuses publications, Féminin/masculin, Genre et agricultures familiales, Montpellier, Quae, coll. Nature et Société, 2014 ; avec Magalie Saussey (éd.), Genre et savoirs. Pratiques et innovations rurales au Sud, IRD, coll. A travers champ, 2015.
Inès Pactat
Inès Pactat (Université Toulouse – Jean Jaurès ; laboratoire TRACES) est spécialiste de l’histoire de la production et à la consommation du verre au Moyen Âge. Associant archéologie, archéométrie, histoire des techniques et archéologie expérimentale, elle étudie le changement de système de production du verre autour de l’an Mil en Europe occidentale. Elle a dirigé, avec Claudine Munier (dir.), Le verre du VIIIe au XVIe siècle en Europe occidentale, Besançon, Presses universitaires de Franche-Comté, 2020.
Jakub Stofaník
Jakub Stofaník (Académie des sciences de la République tchèque, Prague) est spécialisé dans l’histoire sociale, culturelle et politique des XIXe et XXe siècles, en particulier la pensée sociale de l’Église catholique, la religiosité de la classe ouvrière et la Tchécoslovaquie de l’entre-deux-guerres. Il est l’auteur ou le coauteur de trois ouvrages : Entre la croix et le marteau : la réception de la pensée sociale dans l’Église catholique dans la première moitié du XXe siècle (2017), Foi et incroyance à l’ombre des cheminées d’usine (2020), Récits (historiographiques) de l’émergence de la Tchécoslovaquie dans les mutations du temps et de l’espace (2024).
Jean-Pierre Poulain
Jean-Pierre Poulain (Université de Toulouse Jean Jaurès – Taylor’s University, Kuala Lumpur, Malaisie), est un spécialiste de sociologie de l’alimentation et des pratiques alimentaires. Parmi ses publications : Le Limousin Gourmand (Privat, 1984), une dette de cœur à l’égard de ses parents charcutier-traiteur à Tulle, qui participe à la promotion de la culture culinaire de la région (nouvelle édition en cours) ; Sociologies de l’alimentation (PUF, 2003) ; Dictionnaire des cultures alimentaires (PUF, 2013).
Jordane Provost
Jordane Provost a soutenu sa thèse de doctorat à l'Université Bordeaux-Montaigne en juin 2022 sur L’histoire du développement des think tanks français de la fin des années 1970 aux années 2010. Durant son parcours universitaire, il a travaillé en tant que chargé de projet de la chaire de mécénat Réseaux Electriques et Sociétés en Transitions (RESET), soutenue par Enedis et Rte (Réseau de Transport d’électricité) au sein du Centre d’Études des Mondes Moderne et Contemporain (CEMMC). Il y a exploré divers aspects de l’évolution des enjeux
sociotechniques de l’électrification, de la fin du XIX e siècle à nos jours. Depuis 2023, il est responsable d’études au sein de la direction de la recherche et du développement de Rte, où il pilote la recherche autour des questions de prospective sociale, de relation de la société aux infrastructures et de planification de l’électrification.
Joris Mercelis
Joris Mercelis (Université Johns Hopkins, Département d’histoire des sciences et des techniques), étudie l’histoire des industries chimiques et photographiques aux XIXe et XXe siècles. Son livre, Beyond Bakelite : Leo Baekeland and the Business of Science and Invention (Cambridge, Mass., MIT Press, 2020), examine les relations entre la science et l’industrie durant la deuxième révolution industrielle.
Karena Kalmbach
Karena Kalmbach (Futurium, Berlin), après avoir enseigné à l’université d’Eindhoven (Pays-Bas), dirige le département « Stratégie et contenu » du Futurium, la « Maison des futurs », à Berlin. Ses domaines d’expertise comprennent l’histoire sociale et culturelle de la technologie et de l’environnement, la politique de la mémoire et les études des sciences et des techniques. Elle a étudié la manière dont les politiques nucléaires ont influencé le débat sur les effets sanitaires de l’accident de Tchernobyl en France et au Royaume-Uni, et dont la commémoration de l’accident a été utilisée en Europe pour étayer des arguments politiques. Son dernier ouvrage : The Meanings of a Disaster. Chernobyl and its Afterlives in Britain and France (Berghahn Books, 2021).
Liliane Hilaire-Pérez
Liliane Hilaire-Pérez (Université Paris Cité-EHESS) est spécialiste d’histoire des techniques et des savoirs techniques, en particulier au XVIIIe siècle. Elle a récemment publié avec Guillaume Carnino et Jérôme Lamy une Histoire globale des techniques (CNRS Éditions, 2024). Elle co-dirige la collection « Histoire, Sciences, Techniques et Sociétés » aux Presses des Mines avec Stéphane Lembré.
Luigi Piccioni
Luigi Piccioni (Université de la Calabre) a étudié la longue histoire des mouvements de protections de la nature, en Italie et en Europe. Il s’est en particulier intéressé à l’histoire des parcs nationaux. Il est un des fondateurs de la Société italienne d’histoire de l’environnement (Società italiana di storia ambientale). Il a récemment publié The Beloved Face of the Country. The First Movement for Nature Protection in Italy, 1880–1934 (The White Horse Press, 2020); Parchi naturali. Storia delle aree protette in Italia (Bologne, il Mulino, 2023).
Marco Doria
Marco Doria (Université de Gênes) est un spécialiste de l’histoire de l’industrie et de la société contemporaine. Il a accordé une attention particulière à l’histoire de Gênes et de la Ligurie. Parmi ses ouvrages figurent L’imprenditoria industriale in Italia dall’Unità al “miracolo economico” (Turin, G. Giappichelli, 1998) et, avec Giovanni Assereto, Storia della Liguria (Rome-Bari, Laterza, 2007).
Marco Saraceno
Marco Saraceno (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne ; Centre d’Etudes des Technique des Connaissance et des Pratiques), étudie la conception et les usages des dispositifs de mesure et de modélisation du geste, en particulier dans les contextes de travail et de performance physique. Il a publié : Pourquoi les hommes se fatiguent-ils ? Une histoire des sciences du travail (Paris, Octarès, 2018).
Marie-Thérèse Coenen
Marie-Thérèse Coenen (Centre d’animation et de recherche en histoire ouvrière et populaire [CARHOP], Bruxelles), a dirigé le CARHOP de 1984 à 1999 et est membre son conseil d’administration. Elle est également membre du Centre d’archives et de recherches pour l’histoire des femmes (CARHIF, Bruxelles). Elle a publié : La grève des femmes de la F.N. en 1966, Bruxelles, POL-HIS, 1991 ; Syndicalisme au féminin, Bruxelles, CARHOP, vol. 1, 1830-1940, 200 ; vol. 2, 1945-1983, [2026].
Mathieu Arnoux
Mathieu Arnoux (Université Paris Cité ; EHESS) est un spécialiste de l’histoire économique européenne du XIe au XVIe siècle : marchés, travail, techniques. De 2015 à 2024, il a dirigé le Laboratoire Interdisciplinaire des Énergies de Demain (UMR CNRS 6236 LIED), dont il a été l’un des fondateurs en 2012. Parmi ses publications : Le temps des laboureurs. Travail, ordre social et croissance en Europe (XIe-XIVe siècle), Albin Michel, 2012 et Un monde sans ressources. Besoin et société en Europe (XIe-XIVe siècle), Albin Michel, 2023.
Matis Ringdal
Matis Ringdal : PDG, Pixacare, Strasbourg
Matis Ringdal, biologiste et ingénieur de formation, est le co-fondateur de Pixacare, une medtech qui analyse la cicatrisation des plaies via des algorithmes d’intelligence artificielle. Il est également lauréat de la première édition du palmarès Choiseul 100 Alsace.
Michael Rickwood
Michael Rickwood est un consultant en communication stratégique et formateur avec plus de quinze ans d’expérience internationale. Fondateur de Vortolo Coaching et animateur de la Discovery Stage à Vivatechnology depuis 2017, il a coaché des leaders de grandes entreprises et des entrepreneurs pour perfectionner leur art de la communication. Intervenant régulier auprès d’organisations de renom comme la Banque mondiale et HEC Paris, il apporte une approche humaine, éthique et innovante au leadership à l’ère de l’intelligence artificielle.
Michel Lescure
Michel Lescure (Université de Paris Nanterre – IDHE-S), a consacré éses recherches à l’histoire des entreprises, des systèmes financiers et des territoires de l’industrie en Europe aux XIXe et XXe siècles. Il a dirigé La mobilisation du territoire, Les districts industriels en Europe occidentale du XVIIe siècle au XXe siècles, Paris, Comité pour l’histoire économique et financière de la France, 2006, et coédité dirigé avec Jean Claude Daumas le dossier « Entreprises et territoires », de la revue Entreprises et Histoire, n°74, avril 2014
Michèle Perrot
Michèle Perrot (Université Paris-Cité, ex Université Paris VII-Diderot), après des études d’histoire sociale du monde ouvrier, a contribué à faire reconnaître les études de genre comme champ légitime de recherche. Elle a co-dirigé avec Georges Duby L’Histoire des femmes en Occident, ouvrage de référence en cinq volumes (1990-1991). Ses travaux portent notamment sur les mondes ouvriers, les prisons, et l’intimité féminine. Elle a animé pendant des années l’émission Les Lundis de l’histoire sur France Culture. Membre du comité de rédaction de la revue Clio. Femmes, Genre, Histoire, elle a reçu de nombreuses distinctions pour l’ensemble de son œuvre. Son grand livre sur le monde ouvrier : Les ouvriers en grève : France 1871-1890, 2 vol., Mouton, 1973 ; éd. abrégée : Jeunesse de la grève, 1871-1890, Le Seuil, 1984.
Myriam Joly
Myriam Joly, diplômée ingénieur agricole de Purpan (Toulouse), installe en 1983 une production de laine mohair tondue sur des chèvres Angora qu’elle vient d’introduire en France. Son but : vendre en direct sa production après transformation par les industriels textiles de la région. En 2007, à Castres, elle reprend l’atelier de l’un de ses façonniers, qui compte aujourd’hui 55 collaborateurs, fait 11 Millions de CA dont 80 % en direct. Entourée de M l’École et du fond de dotation M Demain, elle est au conseil d’administration de l’Union des Industries Textiles (UIT) du Sud, qu’elle représente à l’UIT nationale.
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Natacha Vas-Deyres
Natacha Vas-Deyres, professeure en classes préparatoires aux grandes écoles et chercheuse associée à l’université Bordeaux Montaigne, elle est spécialiste de l’utopie/dystopie, de science-fiction et d’anticipation française et américaine au XXe siècle (littérature et cinéma). Elle a obtenu deux fois le Grand prix de l’Imaginaire (2013, catégorie essai ; prix spécial en 2016. La même année, elle obtient le Jamie Bishop Memorial Award for an Essay Not in English aux Etats-Unis. Elle est co-fondatrice et présidente du festival Hypermondes depuis 2021. Elle a publié Ces Français qui ont écrit demain, Champion, 2013 ; Science-fiction ! Voyage dans la modernité, Metz, Les Moutons électriques, 2022.
Nathalie Pinède
Nathalie Pinède (université Bordeaux Montaigne, laboratoire MICA), spécialiste de sciences de l’information et de la communication, étudie les dynamiques informationnelles autour du numérique et les imaginaires de l’industrie du futur (projet BEST-Usine, Université de Bordeaux). Elle a récemment dirigé, avec Véronique Lespinet-Najib, Fractures corporelles, fractures numériques. De l’accessibilité aux usages (Bordeaux, Maison des Sciences de l’Homme d’Aquitaine, 2020)
Olivier Lluansi
Olivier Lluansi (Conservatoire national des Arts et Métiers), ancien élève de l’école polytechnique et ingénieur du Corps des mines, a commencé sa carrière à la Commission européenne, puis au Conseil régional du Nord-Pas-de-Calais. Il a supervisé les activités en Europe centrale et orientale à Saint-Gobain. Conseiller industrie et énergie à la Présidence de la République, il a mis en place l’initiative Territoires d’industrie lancée par le Premier ministre. Professeur titulaire de Chaire au Conservatoire des Arts et Métiers, enseignant à l’École des Mines, il participe à plusieurs laboratoires d’idées, dont le Lab BPIFrance, La Fabrique de l’industrie, le Lab des Forces françaises de l’industrie, qui lui permettent d’avoir une véritable vision de l’industrie de demain. Ses livres récents : Vers la renaissance industrielle, Marie B, 2021 (co-auteur) ; Les néo-industriels, l’avènement de notre renaissance industrielle, Les Déviations, 2023 ; Réindustrialiser, le défi d’une génération, Les Déviations, 2024 ;
Patrick Fridenson
Patrick Fridenson (EHESS) est spécialiste de l’histoire des entreprises, du travail et des
fonctions économiques de l’Etat contemporain en Europe occidentale, Amérique du Nord et Japon (XIX e -XXI e siècles). Il a dirigé la revue Entreprises et Histoire. Parmi ses ouvrages :
Histoire des usines Renault, t. 1 : Naissance de la grande entreprise 1858-1939, Paris, Seuil, 2 e éd., 2001 ; Reimagining Business History, Baltimore, Johns Hopkins University Press, 2013 (en collaboration avec Philip Scranton) ; il a dirigé, avec Clotilde Druelle-Korn, Pascal Griset et Laurent Warlouzet, Industrie, développement et souveraineté, XVII e -XXI e siècle, Paris, IGPDE, 2025.
Piero Fassino
Piero Fassino, député à la Chambre des députés italienne, est une figure centrale de la gauche italienne. Plusieurs fois ministre (commerce extérieur, justice, affaires étrangères), il a été secrétaire national du Parti démocratique de la Gauche (2001-2007). Maire du Turin (2011-2016), il est l’un des fondateurs en 2007 de l’actuel Parti Démocratique.
Romain Mainieri
Romain Mainieri (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne ; Institut d’Histoire Moderne et Contemporaine) travaille sur l’histoire environnementale et les pollutions industrielles en France au XIXᵉ siècle. Il prépare une thèse intitulée Sauver le végétal. Conflits, controverses et adaptations aux pollutions industrielles en France (1810-1914), consacrée aux atteintes au monde végétal et aux réponses sociales et scientifiques qu’elles suscitent. Il est l’auteur de Une ville et ses fumées. Penser et représenter la pollution de l’air au Creusot (1836-
1939) (Paris, L’Harmattan, 2022).
Suzanne Lassale
Suzanne Lassale a soutenu une thèse d’histoire à l’Institut Universitaire Européen de Florence et à l’EHESS. Spécialiste de l’histoire des textiles et de leurs techniques, en particulier de la soie, elle enseigne leurs méthodes d’analyse. Chargée de l’étude des collections textiles du Musée des Tissus et des Arts décoratifs de Lyon (2019-2023), elle est actuellement chercheuse post-doctorale au sein du programme de recherche WildSilks «Matières et cultures. Le vaste monde des soies sauvages » (Agence nationale de la Recherche – EHESS-Muséum national d’Histoire naturelle). A paraître : L’art de la soie à Florence. Une histoire technique, matérielle et sociale de la production du fil (XVe-XVIe siècles), Classiques Garnier, collection Histoire des techniques.
Sven Steffens
Sven Steffens (Archives et musée de Molenbeek-Saint-Jean, Belgique), docteur en Histoire (Université Libre de Bruxelles), est archiviste de la commune de Molenbeek-Saint-Jean (anciennement appelée « le petit Manchester belge ») et conservateur du musée d’histoire de la ville. Il est spécialisé en histoire sociale de la Révolution industrielle (Belgique, Allemagne).
Sylvain Strasfogel
Sylvain Strasfogel, ingénieur en agriculture, s’est consacré au développement agricole, forestier et rural dans ses activités professionnelles comme dans ses engagements associatifs. Directeur, pendant dix-huit ans, des Chambres d’Agriculture de Haute-Vienne puis de Corrèze, il a toujours été animé par une volonté de progrès social, économique et environnemental des paysans, de l’agriculture et des territoires ruraux, attaché à une vision de l’intérêt général et du collectif pour aller un plus loin. Ce regard prospectif a sans cesse puisé dans la valorisation de nos expériences par une attention aux faits et aux hommes qui ont bâti notre histoire.
Véronique Pardo
Véronique Pardo, anthropologue, est directrice de l’OCHA, au sein du pôle prospective du CNIEL (Interprofession laitière) où elle est en charge de la prospective sociétale. L’Ocha est un observatoire et centre de ressources pour l’interprofession laitière et les chercheurs qui étudient les comportements alimentaires et les relations que les consommateurs et les citoyens entretiennent avec leur alimentation, le monde agricole et l’élevage. L’Ocha assure le rôle passeur entre deux mondes, celui de la recherche et celui du monde professionnel, des éleveurs aux transformateurs.
Vincent Vicard
Vincent Vicard (Centre d’études prospectives et d’informations internationales – CEPII), spécialiste des questions de commerce international, des politiques industrielles, des entreprises multinationales et des dimensions géoéconomiques de la mondialisation, était jusqu’en 2017 économiste chercheur senior à la Banque de France. Actuellement adjoint au directeur du CEPII, il est responsable du programme scientifique « Analyse du Commerce International ». Rédacteur en chef des Policy Brief du CEPII et co-organisateur du séminaire compétitivité CEPII-Banque de France, il enseigne l’économie internationale à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et à Sciences-Po. Il a récemment publié : Faut-il réindustrialiser la France ?, Paris, PUF, 2024.
Xavier Reboud
Xavier Reboud, directeur de recherche à l’INRAE (UMR Agroécologie, Dijon), chargé de mission à la direction scientifique Agriculture de l’INRAE, a consacré ses travaux à la gestion des adventices en privilégiant les approches durables. Il a conduit des actions d’animation de la recherche au sein du département « Santé des plantes et Environnement » d’INRAE et assuré des missions d’animation transversale de la recherche et de l’innovation sur l’agroécologie, en co-animation avec le CIRAD ainsi qu’au sein d’Ecophyto. À la direction scientifique Agriculture d’INRAE, il est chargé de mission sur la contribution de la technologie (numérique et agroéquipements) à l’accompagnement de l’agroécologie. En parallèle il travaillesur l’identification et l’analyse des alternatives à l’utilisation de certains pesticides dont l’autorisation d’utilisation est remise en cause. Il mobilise son expertise relative sur la technologie pour apporter un éclairage sur les enjeux de sa mobilisation lors de projets visant une agriculture plus durable. »
Yvon Lamy
Yvon Lamy (Université de Limoge – GRESCO) pratique une sociologie historique, tournée vers l’étude de l’héritage patrimonial et culturel en France (État, Collectivités, Associations) et les politiques scientifiques territorialisées. Ses livres sur la sidérurgie en Périgord sont devenus des classiques : Hommes de fer en Périgord au XIXe siècle, Lyon, La Manufacture, 1987 ; avec Marie-Laure Lamy, Forges en Périgord, Le Bugue, PLB, 1992.